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  >  Les routes du grand-père Georges

Prendre son temps sans le perdre

On vous propose de découvrir régulièrement des itinéraires routiers dans le Massif Central. Ils vous feront éviter les grands axes, et contempler la France tels que les automobilistes la voyait dans leur cube roulant tout « confort » durant les 60’s.

Fouiller dans les innombrables cartes et atlas de son grand-père disparu, c’est être sûr de tomber sur des pépites. Le « Nouveau guide de la route » porte bien mal son nom. Nouveau, il l’était en 1962 lors de sa première édition. C’est cet ouvrage que j’ai retrouvé avec plaisir. Un atlas routier mêlant également explications touristiques et géographiques.
En feuilletant les premières pages, j’ai pris conscience du bouleversement que furent les routes nationales, d’abord, les autoroutes ensuite et plus globalement l’explosion des moyens de transports sur la perception du voyage en France. L’hexagone est désormais étudié pour faire circuler le maximum de personnes, de produits et d’informations en un minimum de temps, et ce d’un point à un autre.

L’idée, depuis 30 ans, c’est de construire des infrastructures immenses entre deux villes moyennes de France, et créer un véritable réseau de communication qui quadrille le territoire. Pratique, moderne et facile, c’est une avancée extraordinaire dans le « voyage » de l’humanité.

Prendre le temps de redécouvrir des trajets parfois exceptionnels.

Mais dans les terres du milieu, on aime prendre notre temps. Un brin nostalgique, mais surtout amoureux des paysages et des haltes touristiques, on a décidé de partir à la conquête de nos régions comme l’ont fait nos grands-parents il y a plus de 50 ans.

Imaginez : très peu d’autoroutes, quelques nationales, un réseau routier limité par endroit et qui s’attardait surtout à ne délaisser aucun habitant de la plus reculée des régions sans moyen de communication. Prenez un point A, un point B, essayez de tracez une ligne droite : presque impossible en suivant les traits noirs de la carte.

Il faut donc faire avec. Pas de GPS, pas de cartes michelin des temps modernes. On imagine le trajet le plus adéquat, dans tous ces tortillons de routes et de reliefs. Petit à petit se dessine une idée, que l’on agrémente grâce à ce vieil atlas, d’innombrables coins et recoins à visiter, quittes à rallonger le temps de parcours. Nous y voilà, en route…sur les routes du grand-père !