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  >  Train de vie

À nous de vous faire préférer le train !

Vous souvenez-vous de ce slogan des années 90 ? C’était l’étendard que soulevait fièrement la SNCF dans ses publicités. Aujourd’hui, le rail n’est plus une priorité politique. Pire encore, dans le Massif Central il s’éteint peu à peu. Pourtant, les lignes étaient et sont encore nombreuses à tracer leurs sillons pour désenclaver les hauts plateaux et les zones reculées du milieu. Nous avons décidé de vous faire préférer à nouveau le train, en essayant de le défendre, et en parcourant les plus beaux tronçons de la région.

L’idée est venue lorsque, en séjour dans les Cévennes, nous souhaitions rentrer à Clermont-Ferrand. Depuis tout petit, le train nous permettait régulièrement de faire le voyage. Un trajet long, bien plug long qu’en voiture par l’A75. Mais un voyage merveilleux, vraiment. Je l’effectuais souvent avec mon grand-père, qui s’amusait avec moi dans le vieux Corail. À l’époque, je m’imaginais le conducteur de ce monstre d’acier qui parcourait toutes les gorges de l’Allier.

Alors nous avions réservé un billet. Mais quelques jours avant le départ, nous nous sommes retrouvés le bec dans l’eau. Le « Cévenol » était annulé et remplacé sur une longue partie du chemin par un bus. Il a donc fallu rejoindre Millau par la route, puis prendre un car pour remonter par l’autoroute jusqu’à la capitale auvergnate. Cet événement, pourtant anodin, m’a donné l’idée de cette série. Pour la première fois, j’ai eu peur de perdre mon Cévenol …

Car oui, aussi sûr que la SNCF est une belle et grande entreprise pour laquelle j’ai travaillé, le train est en péril en France. La faute à qui ? Aux politiques, au capitalisme, à la privatisation … Ce fleuron de l’industrie française, ce transporteur historique, paie désormais les décennies de mauvais choix et de gestion approximative au cœur de la mondialisation bête et insouciante. La rentabilité, le mot est lâché. La SNCF doit être rentable. Alors les petites lignes et le service public, c’est fini.

L’Etat et la SNCF à l’heure des choix …

L’Histoire n’est pas nouvelle, elle date de l’après-guerre, aux moments ou nos amis américains nous ont délivré du mal, pour imposer leur monde meilleur. Dès lors qu’une ligne de chemin de fer pouvait être remplacée par la route, qu’elle ne comptait plus suffisamment de passagers (poussés à l’exode rural), elle était tout bonnement supprimée. La purge ferroviaire se poursuit, s’accélère même ces dernières années.

Bien sûr, si le train était remplacé par un système meilleur, alors il faudrait encourager le progrès. Sinon, ma foi, nous serions encore à l’époque des diligences. Oui, mais voilà, le train est encore bon pour (tout) le monde : écologique, collectif, sécuritaire … Des arguments qui dressent un portrait plutôt flatteur de ce moyen de transport. Pourtant, aujourd’hui on prend la voiture – même si l’on co-voiture de plus en plus – on préfère l’avion, on aime le bus. Le plus souvent pour des raisons purement économiques en temps et en argent.

Des lignes d’hier et d’aujourd’hui

Arrêtons le débat, et partons à la découverte des lignes ferroviaires du Massif Central. Sans plus tarder, montez à bord à nos côtés à la découverte de ces lignes parfois oubliées, qui ont pourtant des atouts que tous nous devrions connaître. (Liste complétée au fur et à mesure des articles)

  1. Le Cévenol, la vie au bout des tunnels
  2. L’Aubrac, par nature
  3. Le TransLozérien, ligne de vie
  4. Le « thermal », le Paris-Le Mont-Dore
  5. Le Ventadour, parmi les grands
  6. Le Transforézien …
  7. Le Transaveyronnais
  8. Capital Capitole
  9. Le Transrouergue
  10. Le TransVolcanien
  11. Le TransCévenol, un fantôme
  12. Le Grand-Central
  13. Neussargues à Bort-les-Orgues : seul reste le Gentiane Express
  14. La ligne d’Anduze à Saint-Jean-du-Gard : le train à vapeur des Cévennes