Lumières et vapeur

Lumières et vapeur

La Fête des Lumières, à Lyon, est un grand classique depuis plusieurs années. Pendant 3 jours, la ville s’illumine à la tombée de la nuit et propose un spectacle grandiose qui met en valeur les principaux lieux touristiques et bâtiments de la cité. Cette année, nous sommes partis à la conquête des lumières dans un mode de transport sorti tout droit du XXe siècle. C’est en train à vapeur que nous avons rallié la ville rhodanienne. Plus c’est long…. 

La 141R420 à quai, en gare de Clermont-Ferrand. Dans quelques minutes, le départ pour Lyon et la fêtes des Lumières.

La 141R420 à quai, en gare de Clermont-Ferrand. Dans quelques minutes, le départ pour Lyon et la Fête des Lumières.

Ambiance XXe siècle, fumée et charbon, sous la locomotive à vapeur.

Ambiance XXe siècle, fumée et charbon, sous la locomotive à vapeur.

Car oui, si le train à vapeur était votre mode de transport pour rejoindre Lyon rapidement, vous avez fait fausse route, enfin faux rail ! Initialement prévu en 4h, le voyage aller aura duré… plus de 6h, pour parcourir 170 km. Oui, oui, une moyenne de 30 km/h. Cela n’est pas entièrement dû à l’âge du convoi. La SNCF n’aime pas tellement les trains « touristiques », surtout dans un nœud ferroviaire comme celui de Rhône-Alpes. L’expérience valait en tout cas la peine d’être vécue, au moins à l’aller. Arriver en gare de Perrache, aux côtés d’un TGV flambant neuf, avec cette mécanique très huilée des années 40, c’était assez sensationnel. Tout au long du parcours, d’ailleurs, nombreux furent les passionnés de ferroviaire à être venus saluer le passage de la bête (humaine, aurait dit Zola…). Cheminots en tête ! Chefs de gare, contrôleurs et conducteurs des autres trains n’ont pas manqué de saluer le passage de la vedette du jour.

Il n'y a qu'une trentaine d'année que la locomotive n'effectue plus les voyages pour la SNCF.

Il n’y a qu’une trentaine d’années que la locomotive n’effectue plus les voyages pour la SNCF.

Le panache de fumée, les machinistes qui montent à bord. Pas de doute. Le départ est imminent !

Le panache de fumée, les machinistes qui montent à bord. Pas de doute. Le départ est imminent !

L’Association du « Train à vapeur d’Auvergne » n’est constituée que de bénévoles. Une quarantaine, venus de toute la France et qui font perdurer la vie de cette puissante machine américaine. La « 141 R420 », de son petit nom, est en effet une mécanique outre-atlantique, construite après-guerre aux Etats-Unis et livrée à la France pour son plan de reconstruction. Les américains ont acheminé, en tout, 1300 modèles de cette locomotive à vapeur. Celle qui circule désormais sous les couleurs du « Train à vapeur d’Auvergne » est la dernière en activité, sauvée de la fonte par un groupe de passionnés. Ce fut d’ailleurs la dernière locomotive à vapeur exploitée en France par la SNCF. Elle a effectué le dernier voyage commercial de l’hexagone, 100% au charbon.  Elle est, de ce fait, inscrite aux Monuments Historiques !

Un grand coup de chapeau, donc, à cette association qui fait revivre plusieurs fois par an l’âme de cette ÉNORME machine à vapeur. Tous, dans leur domaine. Les conducteurs, bien sûr, les machinistes, les personnels à quai, les personnels dans le train, les vendeurs à l’espace bar ou à la boutique… Ils étaient nombreux, et fiers. Et c’était peut-être là l’essentiel. Participer à cette grande réunion d’une famille de passionnés et profiter d’un riche moment de partage.

Nombreux sont les bénévoles dans l'association "Train à vapeur d'Auvergne", souvent en habits d'époque !

Nombreux sont les bénévoles dans l’association « Train à vapeur d’Auvergne », souvent en habits d’époque !

Silhouette d'un "cheminot" aux commande de la 141R420.

Silhouette d’un « cheminot » aux commande de la 141R420.

Départ de Perrache, de nuit, pour le voyage retour du train à vapeur d'Auvergne.

Départ de Perrache, de nuit, pour le voyage retour du « Train à vapeur d’Auvergne ».

 


FOCUS : La Fête des Lumières de Lyon

Comment ne pas parler de la Fête des Lumières de Lyon ? Nos chers voisins, à l’est du Massif Central, méritent de nous attarder. Surtout pour cette période si particulière de début décembre. Lyon fête ici, d’abord, une fête religieuse : celle du 8 décembre, la fête de l’immaculée conception ou de la Vierge Marie. Le 8 décembre est donc, avant tout, une célébration catholique. À l’origine, le peuple lyonnais disposait sur ses rebordes de fenêtres de petites bougies et des petits lumignons pour fêter Marie. Cette tradition perdure encore aujourd’hui très fortement dans les arrondissements lyonnais.

La Fête des Lumières, désormais, est surtout une fête populaire importante. Parfois trop, tant sa réputation est tout aussi positive pour le spectacle, que négative pour la quantité de personnes présentes et les difficultés pour se déplacer. Le jeu en vaut nettement la chandelle, mais soyez préparé à être bousculé, à devoir suivre la foule et parfois à être emporté.

Lyon "multicuturel" (et bondé) à l'occasion de la fête des Lumières 2016.

Lyon « multicuturel » (et bondé) à l’occasion de la Fête des Lumières 2016.

Fourvière brille au dessus de la ville de Lyon, à l'occasion de la fête des Lumières 2016

Fourvière brille au-dessus de la ville de Lyon, à l’occasion de la Fête des Lumières 2016

Tout est prétexte au spectacle des Lumières. Ici, la grande roue de la place Bellecour à Lyon, en décembre 2016

Tout est prétexte au spectacle des Lumières. Ici, la grande roue de la place Bellecour à Lyon, en décembre 2016

Ce cru 2016 était plus tranquille que de coutume. Pourtant, le périmètre de la fête avait été réduit pour cause de sécurité. Tout se trouvait (ou presque) sur la presqu’île et les berges de la Saône. Un secteur tout de même important, suffisamment en tout cas pour qu’une seule soirée ne suffise pas à voir l’ensemble des œuvres.

Chaque année, des dizaines d’artistes proposent plus de 30 illuminations et diverses installations et spectacles sons et lumières à travers la ville. Pour 2016, nous retiendrons 3 œuvres : Voyage (gare Saint-Paul),  Vol de nuit (place Antonin Poncet) mais, surtout, Évolutions (Cathédrale Saint-Jean). Cette dernière œuvre nous a scotché ! Sur l’un des monuments emblématique de la ville, dans un quartier non moins important que celui de Saint-Jean (notre quartier préféré dans les Terres du Milieu), le spectacle était enchanteur, presque révélateur de formes et de détails encore jamais vus sur la façade « trop » blanche de l’édifice.

Vol de Nuit - Lyon - Fête des Lumières 2016

Vol de Nuit – Lyon – Fête des Lumières 2016

Evolutions, cathédrale Saint-Jean, Lyon, Fête des Lumières 2016

Évolutions, cathédrale Saint-Jean, Lyon, Fête des Lumières 2016

Voyages - Gare Saint-Paul de Lyon - Fetes des Lumières 2016

Voyages – Gare Saint-Paul de Lyon – Fêtes des Lumières 2016

 

 

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Jusqu’ici, sur internet, on vous vendait toujours les destinations les plus lointaines, les plus exotiques, les plus branchées. Depuis quelques mois, c’est l’explosion de l’outdoor, du sans avion, de la micro-aventure et d’un amour inconditionnel pour la France. Dans les Terres du Milieu, ça fait plus de 6 ans qu’on le dit… … et qu’on le fait !

Patrice Villemejane – Créateur

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